À propos

Jacques Le Bouthillier détient un doctorat en psychologie (Ph. D.) de l’Université Laval, profil recherche et intervention. Sur le plan clinique, il utilise principalement l’approche cognitive-comportementale, qu’il a approfondie au fil de ses stages et de ses expériences professionnelles.

Il a notamment effectué des stages au Service de consultation de l’École de psychologie de l’Université Laval ainsi qu’à la Clinique des troubles anxieux de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Il a également réalisé son internat en psychologie au sein des équipes de traitement de première ligne des CLSC de Saint-Romuald et de Sainte-Marie, où il intervenait auprès d’adultes présentant diverses difficultés en santé mentale.

Bien qu’il s’intéresse particulièrement au traitement de l’insomnie chronique, sa pratique clinique comprend également l’intervention auprès d’adultes présentant des troubles anxieux, des troubles de l’humeur et diverses difficultés émotionnelles. Depuis 2018, il s’implique comme clinicien-chercheur dans le domaine du traitement de l’insomnie au Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval. Il est membre en règle de l’Ordre des psychologues du Québec (permis no 15821-26).

 

La thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I)

 

Traitement de première intention

Les lignes directrices américaines et européennes recommandent la TCC-I comme traitement de première intention pour l’insomnie chronique (Qaseem et al., 2016; Riemann et al., 2017).


 

Référence non pharmacologique

La TCC-I est largement reconnue comme l’approche non pharmacologique de référence pour l’insomnie chronique, y compris en présence de certaines conditions concomitantes (Kay-Stacey & Attarian, 2016).


 

Effets durables à long terme

Les études indiquent que les bénéfices de la TCC-I peuvent se maintenir dans le temps, notamment en ce qui concerne l’endormissement, les éveils nocturnes et l’efficacité du sommeil (van Straten et al., 2018; Beaulieu-Bonneau et al., 2017; Morin, Colecchi, et al., 1999).


 

Cible les facteurs de maintien de l’insomnie

La TCC-I vise les facteurs qui contribuent au maintien de l’insomnie plutôt que de seulement atténuer les symptômes. Elle s’intéresse notamment aux pensées, aux comportements et à l’hyperactivation associés aux difficultés de sommeil (Schwartz & Carney, 2012).


Approche individualisée 

Le suivi est adapté à votre situation. L’objectif est de vous aider à mieux comprendre les facteurs qui contribuent à vos difficultés de sommeil et à développer des moyens concrets pour les gérer de façon plus autonome.

Questions fréquentes

1À qui s’adresse la TCC-I ?
La TCC-I s’adresse aux adultes présentant une insomnie chronique, qu’elle soit présente seule ou en association avec d’autres difficultés telles que l’anxiété ou la dépression. Une évaluation clinique initiale permet de déterminer si cette approche est indiquée dans votre situation et d’identifier, au besoin, les interventions les plus appropriées.
2Comment se déroule la TCC-I ?
La démarche débute par en moyenne deux rencontres d’évaluation, permettant de documenter votre situation, de comprendre votre sommeil, vos habitudes ainsi que les facteurs contribuant au maintien de l’insomnie. Dans certains cas, à la suite de l’évaluation clinique, il se peut que la TCC-I ne soit pas l’intervention la plus indiquée. Le cas échéant, d’autres options ou références appropriées peuvent être discutées.

Le traitement comprend ensuite environ six rencontres de suivi réparties sur une période d’environ huit semaines. Les interventions sont structurées, progressives et adaptées à votre situation clinique. Le nombre de rencontres peut varier selon l’évolution et les besoins identifiés. Des séances supplémentaires peuvent être effectuées afin de consolider les acquis ou d’aborder des enjeux spécifiques. Vous demeurez libre de mettre fin au suivi en tout temps, sans préjudice.
3Puis-je commencer la TCC-I si je prends déjà une médication pour dormir ?
La TCC-I peut être entreprise même si vous utilisez actuellement une médication pour le sommeil. La démarche débute par une évaluation clinique permettant d’adapter l’intervention à votre situation. Certaines personnes choisissent, au fil du processus, de discuter avec leur médecin de leur traitement pharmacologique, tandis que d’autres maintiennent leur médication.

Toute décision concernant l’initiation, la modification ou l’arrêt d’une médication relève exclusivement du médecin prescripteur et se fait en collaboration avec celui-ci. L’objectif est d’adapter l’intervention à votre réalité clinique.
4En quoi la TCC-I est-elle différente de la médication ?
La médication agit principalement sur les symptômes du sommeil. La TCC-I, pour sa part, cible les facteurs cognitifs, comportementaux et physiologiques qui contribuent au maintien de l’insomnie. Les données scientifiques indiquent que les effets de la TCC-I ont tendance à se maintenir dans le temps, bien que l’évolution puisse varier d’une personne à l’autre.
5Ai-je besoin d’une référence médicale ?
Une référence médicale n’est pas requise pour entreprendre un suivi en psychologie. Si une collaboration avec votre médecin ou un autre professionnel de la santé s’avère pertinente, elle pourra être effectuée avec votre consentement.
 

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